Tambacounda – Suisse : Un jeune journaliste Tambacoundois dans une grande rédaction Genevoise

Par Thierno Idrissa mbow / Tambacounda.info /

Il y a deux semaines Assane Diallo, jeune journaliste Tambacoundois de tambacounda.info et de l’Office, foulait le sol genevois pour un stage au quotidien romand Le Courrier. Cette possibilité offerte par Ousmane Dia natif de Tambacounda est une occasion pour Assane de confronter son expérience sénégalaise à celle suisse en matière de journalisme. Entretien avec notre jeune frère, très enthousiasmé de son séjour sur le sol helvétique.

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Assane Diallo, sur son bureau à la rédaction Vaudoise du journal Le Courrier

TIM: Assane, on sait que ce n'est pas ton premier voyage en Suisse mais cette fois-ci tu as débarqué en plein hiver. Tes premières impressions?
J’ai été un peu surpris. Je suis venu à un mauvais moment. Le froid que j’ai trouvé en Suisse est extraordinaire à cause des basses températures. C’était très dur au début mais je commence à m’adapter.

TIM: Depuis combien de temps as-tu commencé ton stage au Courrier?
Je suis arrivé le mercredi 4 février dernier vers les coups de 18 heures 40 et le lendemain, j’ai commencé à travailler à la rédaction de Lausanne. Dès le 16 février, je vais rejoindre la grande rédaction du Courrier à Genève.

TIM: Comment as-tu étais accueilli à la rédaction du Courrier à Lausanne?
Un accueil très chaleureux m’a été réservé dés mon arrivée. Mon confrère Michaël Rodriguez et sa fille Cassandre sont venus me chercher à l'Aéroport international de Genève car Ousmane était absent de la Suisse. On a fait le tour de la ville de Genève avant de rallier Lausanne. Dès le lendemain, j’ai commencé à travailler à la rédaction de Lausanne. Vraiment c'était génial. J’ai retrouvé au niveau de la rédaction Vaudoise des confrères très sympas qui se réjouissaient de ma venue, tels que Jérôme Cachin du journal La Liberté et Mme Nathalie de l'agence de presse.

TIM: Dans quelle rubrique interviens-tu ?
J’ai eu de la chance à intervenir dans toutes les rubriques de la rédaction Vaudoise du Courrier comme ce fut aussi le cas chez nous au Sénégal.

TIM: Est ce que tu t’intéresses aux faits divers comme au Sénégal?
Des faits divers, il y a en un peu partout dans tous les journaux. Cela dépend aussi de la nature des faits divers. Chez nous, au Sénégal, il faut oser le dire, il se passe des choses vraiment horribles. Ici aussi, souvent c'est des faits croustillants qu'on relaie dans la presse. Exemple des cas de meurtre, de trafic de drogue, d’actes racistes, etc…. Chaque société à ses tares.

TIM: Y a-il des différences majeures entre la rédaction du journal Le Courrier et celles de tambacounda.info et de l’Office surtout au niveau des méthodes de travail et de la logistique ?
Oui il y a une énorme différence notamment au niveau rédactionnel. Nous avons les mêmes méthodes de travail. La grande différence réside au niveau de la logistique. Ici au Courrier, toutes les conditions sont réunies pour que le journaliste puisse faire un très bon travail. C’est-à-dire aller vers l'information, recouper, revenir au bureau et faire son  papier dans des conditions de travail optimales. Pour une bonne rédaction, il faut que le journaliste soit dans de bonnes conditions. Ces conditions font malheureusement défaut chez nous au Sénégal.

TIM: As-tu déjà couvert des événements pour Le Courrier ?
Oui j’ai couvert les votations de la semaine dernière sur le paquet fiscal et aux allégements pour les entreprises et les familles. Un autre dossier aussi sur le Lac Léman. Tous ces papiers sont parus dans le Journal Le Courrier et La Liberté.

TIM: En tant que journaliste autodidacte, en quoi ce stage peut-il améliorer ta pratique journalistique?
Ce stage me permet d'approfondir mes connaissances en matière de journalisme, d’améliorer mes façons de faire et surtout de côtoyer d’autres réalités différentes du Sénégal. Par exemple chez nous au Sénégal, la vie privée des politiciens n’est pas épargnée par les journalistes. Ici en Suisse, il y a une séparation entre la sphère politique et privée des politiciens. Sauf quand il s'agit des articles de people. Il n’y a pratiquement pas de scandale sur la vie privée des politiciens ici en Suisse, car c’est un pays de droit et de démocratie ou le journaliste et l’homme politique ont chacun une conscience élevée de citoyenneté. Au Sénégal, très souvent cette rigueur de s’informer voire d’enquêter avant de publier l’information fait défaut. Par ailleurs, sur la manière d’écrire, ici les articles sont plus argumentés et détaillés. Je commence à beaucoup apprendre à la rédaction du quotidien Le Courrier et d'ici à la fin de mon stage, je pense pouvoir repartir avec un bon bagout.

TIM: Dans cette atmosphère hivernale qui règne en ce moment un peu partout en Europe, est-ce que la chaleur de Tambacounda ne te manque pas?
Bien sûr que la chaleur de Tambacounda me manque beaucoup. Il ne faut pas oublier que je Tambacoundois de pure souche donc habitué à la chaleur. Dès fois quand j’ai les membres de ma famille au bout du fil, je leur demande de m’envoyer du soleil. De toute façon, je n’ai aucun regret d'être là pendant cette période de froid de canard.

TIM: Hormis le travail de stage, qu’est ce qui occupe ton temps ?
Hormis le travail, je sors souvent avec mon confrère Michaël Rodriguez pour visiter Lausanne et faire des rencontres. Maintenant je commence à bien connaître la ville. J’ai visité aussi d’autres villes Suisses comme Nyon, Morges, Vevey, aux Avants etc. Pour la première fois de ma vie j’ai vu et touché la neige que je n’avais vu qu’a travers la télé. J’ai même osé aller à la montagne pour faire de la Luge sur la neige. Mes jambes ont failli y rester à cause du froid (rires)

TIM: As-tu un message pour ta famille, tes confrères et à la population Tambacoundoise ?
Je les envoie un grand bonjour et leur « serritié » (cadeau) sera de la neige que j’apporterai dans mes valises. Un grand coucou à mes confrères de Tambacounda.info (Ouzin, Boubacar Tamba, Cissé, Pape Demba du journal Le soleil de m'envoyer un peu de soleil, Diallo Walf, Mme Sophie Fall Diallo pour lui dire que je n’ai pas oublié mon makh, son mari Alpha, Keita, Dianké Touré et Mbow de Dunyaa) et mes confrères de Dakar aussi. Je remercie le directeur de l’Office M. Moustapha Sow qui m'a beaucoup aidé dans la préparation de ce voyage ainsi que son épouse. Sincères condoléances à mon rédacteur en chef de l’Office qui a perdu son papa.

TIM: Ton dernier mot ?
C’est un plaisir et une chance pour moi d'être là afin de renforcer mes capacités. Je remercie très chaleureusement la famille Rodriguez qui m'a adopté ici à Lausanne sans oublier Nathalie, Catalina, Isaline, Michaël et Raphaël.
Pour Ousmane, je lui dirai encore que le meilleur est à venir car c'est grace à lui que je suis là. On ne peut pas le remercier ni le payer. Tous les Tambacoundois savent ce qu'il fait pour sa région, ses frères, ses amis. Il est plus qu'un ami, c'est un frère. Je ne peux que prier pour lui. Que Dieu lui donne longue vie, santé de fer, bonheur, une parfaite réussite dans toutes ses entreprises !

assane

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