El Hadj Cissé, le plus Tambacoundois des Nigériens

Par Boubacar Dembo Tamba / tambacounda.info /

Rares sont les Tambacoundois à ne pas goûter aux délices de la rôtisserie de El Hadj Cissé, sis en ville, juste en face du tribunal régional. Beaucoup d’agents de l’administration ainsi que les gratte papiers s’y ravitaillent souvent. L’homme dira effectuer avec ce fameux « dibi haoussa » deux pèlerinages aux lieux saints de l’islam.

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El hadj Cissé, à n’en pas douter, fait partie des nigériens les plus Tambacoundois, s’il ne l’est déjà. Ce natif de Tawa a installé ses quartiers en ville depuis près d’un demi siècle, exactement depuis 1962, rien que pour faire découvrir aux tambacoundois, l’autre facette de l’art culinaire nigérien. Il fait partie de ceux qui ont donné droit de citer aux fameux « dibi haoussa » dans la région orientale.

Dans sa rôtisserie sise en ville, tous les matins, des sommités de Tambacounda s’y côtoient. Et quand les gratte papiers ont découvert ce coin, il leur est devenu difficile de s’en passer, surtout quand la journée s’annonce dure, au grand dam de leurs douces moitiés.

El hadj Cissé travaille avec une équipe de ses compatriotes que lui ne fait que superviser. D’aucuns s’attèlent au tour du café, d’autres s’occupent avec la précision de l’orfèvre des brochettes de foie ou de langue de bœuf et une troisième équipe fait la grillade. Cette rôtisserie, dira Mr Cissé, lui a permis de transcender quelques contradictions vitales, d’autant plus qu’il lui est  loisible maintenant de bien s’occuper de sa famille, des parents. « J’ai effectué deux pèlerinages aux lieux saints de l’islam » lancera-t-il avant de louer l’hospitalité et le caractère paisible des sénégalais en général, des Tambacoundois en particulier. Boubacar Cissé de l’Agence de Presse Sénégalaise y est lui abonné.

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L'équipe des brochettes à l'oeuvre