Fidèle au Parti Socialiste et à son premier secrétaire général national, surtout fidèle à son mentor régional Cheikh Abdoul Khadre Cissokho, le président sortant du conseil régional. Ancienne députée sous le règne de Diouf, cette enseignante étonne par son dynamisme, elle jouit d’une immense popularité. Le parti au pouvoir a tout fait pour la décrocher, mais en vain. La dame n’a pas la tête d’un transhumant. Elle refuse de servir un maître auquel elle ne croit pas ou qu’elle a toujours combattu.
Bâ Oumou ne veut pas être une mercenaire idéologique. Les menaces, les intimidations ne la feront jamais rallier le Pds ou le PSA. Les promesses mirobolantes, elle s’en moque. Religieuse invétérée, les biens d’ici-bas l’intéressent peu. Ce qu’elle veut, c’est voir sa ville natale prospérer et se réconcilier avec elle-même.
Que lui importe le titre de conseillère si pour le rester elle doit s’allier au diable? Elle est loin de ressembler à certains de ses sœurs et frères qui se sont jetés dans les bras du Pape de Sopi. Elle ne fera pas aussi comme les autres conseillères et conseillers qui ont retourné leur veste sitôt l’alternance survenue. Pour ceux qui ne le savent pas, la dame de fer a quitté le conseil régional pour l’hôtel de région où elle défendra avec bec et ongles, en compagnie de sa soeur jumelle Aminata Djigo, les intérêts des populations qui aspirent au développement, tant souhaité.